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Un 4e plan autisme, c’est ce que promet Sophie Cluzel, secrétaire d’État en charge du handicap dans une interview accordée à handicap.fr. Promesse réitérée au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC dans sa matinale du 23 mai 2017.

Avant la fin de l’année…

Le journaliste fait remarquer que plusieurs associations comptent sur elle. « Elles peuvent compter sur moi, répond la ministre. C’est une de mes priorités. Je le lancerai, et très très vite, avec la concertation. C’est ça qui va m’animer : écouter les familles, les associations, les personnes handicapées. Jeunes et adultes car l’accès à l’emploi des adultes avec autisme, c’est une vraie priorité. » Et d’affirmer que le Gouvernement lancera « bien sûr » le 4e plan autisme avant la fin 2017. Un nouveau-né sur 100 serait atteint de troubles du spectre autistique (TSA), et 650 000 personnes, dont 250 000 enfants, seraient concernés en France.

Des actions en cours

La précédente secrétaire d’État, Ségolène Neuville, avait annoncé ce 4e plan pour 2018. En mars 2017, de grands spécialistes venus du monde entier s’étaient réunis à Paris sur ce thème. L’occasion de parler diagnostic, recherche et de trouver de nouveaux modes d’accompagnement pour les personnes vivant avec des troubles autistiques. Au même moment, Josef Schovanec remettait son rapport au Gouvernement sur « Autisme et emploi ». Le 5 mai, c’est au tour des inspections générales des Affaires sociales (Igas) et de l’Éducation nationale (Igen), de dresser un bilan du 3e plan autisme (2013-2017) qui, selon elles, a permis « des avancées » mais révèle néanmoins de nombreuses lacunes : manque de places, diagnostic tardif, rôle mal pensé des familles, délais considérables… Ce rapport fait alors 50 recommandations pour nourrir un nouveau plan. Le 3 avril 2017, est également mis en ligne un site gouvernemental sur l’autisme : autisme.gouv.fr.

En finir avec l’exil

Lors de son interview sur RMC, Sophie Cluzel en profite pour assurer que « c’est une priorité de rapatrier décemment » les enfants placés en Belgique. « Il va falloir créer des structures certes mais aussi on peut réfléchir différemment : on peut créer des vrais services d’accompagnement. (…) Il faut qu’on invente des solutions innovantes. »

Par Handicap.fr / Emmanuelle Dal’Secco, le